Trente secondes, et vingt minutes par annonce
Trente secondes suffisent pour savoir si un CV correspond. Sur quarante candidatures, cela fait vingt minutes. Ce n’a jamais été une question d’heures.
Mille quatre cents conversations
Cent cinquante appels de plus par semaine, une personne sur cinq qui décroche. Ce ne sont pas mille quatre cents mandats, ce sont mille quatre cents conversations sur des équipes.
Trois appels par jour, et le marché d'une année qui disparaît
Trois appels non notés par jour, c’est sept cents par an. Exactement la taille d’un fichier de contacts. Une année d’appels non tracés efface le marché d’une année.
Nous n'avons pas gagné une heure de recrutement cette année
Recopier une fiche d’un outil vers un autre, retrouver un numéro, rouvrir un CV déjà lu. Rien de tout cela n’a jamais fait avancer un dossier. Ce n’était pas du travail, c’était du frottement.
« Je ne peux pas commencer avant 9h15 »
L’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle est une valeur, et une valeur se discute. Une heure de sortie d’école est un horaire, et un horaire ne se discute pas.
Le gel des embauches, vu de l'intérieur
De l’extérieur, un gel des embauches se lit comme une pause. De l’intérieur, c’est une décision qui n’est pas prise, et quelqu’un doit l’expliquer chaque semaine.
Un candidat qui doit répéter un rôle n'a pas été présenté au bon poste
Il y a une préparation légitime, et il y a celle où l’on apprend quelles missions dire qu’on aime. La seconde ne prépare pas un entretien, elle prépare un personnage.
Un recrutement externalisé contre cinquante
Une entreprise qui recrute cinquante personnes a des postes qui se compensent. Celle qui en confie un seul joue son année sur celui-là. Le poste peut être identique, l’enjeu n’a rien à voir.
Un mois de moins sur la période d'essai
Le salaire se discute, la date d’entrée se discute, les jours à distance se discutent. La période d’essai, presque jamais, alors qu’elle dit pendant combien de temps tout peut encore s’arrêter.
« Aujourd'hui ce n'est pas moi. Mais dans une semaine... »
Ce qui n’a pas été dit en entretien se paie au troisième mois. Pourquoi un point à trois semaines vaut mieux qu’un verdict à trois mois, des deux côtés.
Six semaines d’écart sur un préavis
Un préavis ne se déduit ni d’un métier ni d’une convention lue en diagonale. Deux minutes en entretien décident du trimestre pendant lequel le poste reste vide.
Un poste dans le 16e et un poste à La Défense ne sont pas le même poste
Le métier peut être identique, la fiche de poste aussi. L’endroit change le reste : les réponses reçues, les candidats accessibles, et les refus qu’on n’avait pas vus venir.
Ne pas être spécialisé sur un seul métier est un choix
Recruter sur plusieurs familles de métiers plutôt qu'une seule est un choix assumé. Ce qu'il apporte au client, ce qu'il suppose de méthode, et là où il s'arrête.
Le candidat qui coche cent pour cent de la fiche de poste
On promeut en interne quelqu'un qui n'a jamais tenu le poste, et on exige en externe quelqu'un qui sait déjà tout faire. Trois questions pour trancher, poste par poste.
« Qu'est-ce que vous savez faire aujourd'hui ? »
Reprendre les postes dans l'ordre donne une chronologie. Une capacité, elle, se mesure à deux dates : aujourd'hui, et le jour de la prise de poste.
Un appel sur quatre décroche
Le sourcing se voit. Le temps qu'il faut pour avoir quelqu'un au bout du fil ne se voit nulle part, et c'est pourtant lui qui décide si le poste sera pourvu en septembre ou en novembre.
Ce qui ne figure dans aucune offre d'emploi
Horaires, garde d'enfant, trajet du soir : rien de tout cela ne figure sur un CV ni dans une annonce. Et un brief qui ne les contient pas coûte des semaines.
Pourquoi nous ne parlons pas du poste au début de l'appel
Dès qu'un candidat sait pour quel poste on l'appelle, ses réponses s'orientent. L'ordre de l'échange conditionne la fiabilité de tout ce qui suit, et donc la période d'essai.
Entre le oui et le premier jour
Le réflexe est de chercher qui a surenchéri. C'est rare. Ce qu'il y a le plus souvent entre le oui et le premier jour, ce sont trois semaines pendant lesquelles personne n'appelle.
Qui écrit les avis de votre cabinet de recrutement ?
Des clients contents, c'est attendu. Des candidats placés, c'est normal. Des candidats non placés qui prennent le temps d'écrire, c'est le seul signal qui ne s'achète pas.