Entre le oui et le premier jour

Ce qu'une entreprise nous a raconté cette semaine

Un candidat accepte un poste. Trois semaines plus tard, il ne vient pas.

Le recrutement est reparti à zéro. Le poste attend maintenant le retour de congés d'un manager pour savoir s'il est encore ouvert. Au moment où ces lignes sont écrites, il ne l'est toujours pas.

C'est une des situations les plus coûteuses qui soit, parce que tout a déjà été payé : le temps du recrutement, les entretiens de l'équipe, parfois les honoraires, et l'organisation qui s'était préparée à l'arrivée de quelqu'un.

Le réflexe, et pourquoi il tombe à côté

Le premier réflexe est de chercher qui a surenchéri. Quelle entreprise a proposé mieux, à quel moment, et pour combien.

Cela arrive, mais c'est rare. Beaucoup plus rare que ce que l'on croit.

Ce qu'il y a le plus souvent entre le oui et le premier jour, ce sont trois ou quatre semaines pendant lesquelles personne ne rappelle le candidat.

Le vide, expliqué en détail

Il n'est pas le résultat d'une négligence. Il est produit par une suite de raisons parfaitement légitimes, et c'est pour cela qu'il se reproduit partout.

Le contrat met une semaine à partir, parce qu'il faut une validation, une signature, et que la personne qui les donne a d'autres priorités. L'équipe n'est pas prévenue tant que le contrat n'est pas signé, ce qui est normal. Et une fois qu'il est signé, le sujet est considéré comme réglé : le recrutement est clos, le dossier est fermé, on passe à autre chose.

Pendant ce temps, du côté du candidat, il se passe exactement l'inverse.

Il vient d'annoncer son départ. Son employeur actuel l'a en face de lui tous les matins, et souvent avec une contre-proposition, des regrets sincères ou une pression douce. Ses collègues lui demandent s'il est sûr. Il a renoncé à une situation connue pour une situation qu'il ne connaît pas, dont il n'a vu qu'un bureau une heure, et dont personne ne lui donne de nouvelles.

Quelqu'un qui vient d'annoncer son départ est seul avec sa décision, et il le reste jusqu'à ce qu'on l'appelle.

Ce qui règle le problème

Ce n'est ni une prime, ni une clause, ni un contrat signé plus vite. C'est du contact, et il coûte très peu.

Un appel dans les jours qui suivent l'acceptation, pour dire que tout est en route et que l'équipe est prévenue.

Un contact du futur manager avant l'arrivée. Pas une visite formelle, un simple message ou un café. C'est le geste le plus efficace de tous, parce qu'il transforme une entreprise abstraite en une personne.

Une information sur le premier jour envoyée à l'avance : à quelle heure, où, chez qui se présenter, ce qui est prévu la première semaine.

Un appel dans la dernière semaine du préavis, le moment où les contre-propositions se font les plus pressantes.

Aucune de ces quatre choses ne prend plus de dix minutes. Ensemble, elles suppriment la majorité des défections.

La part que nous prenons là-dessus

Le suivi entre l'acceptation et la prise de poste fait partie du travail, et il ne s'arrête pas à la signature.

Nous appelons le candidat pendant son préavis, nous savons quand la contre-proposition arrive, et nous le disons à l'entreprise au moment où nous l'apprenons, pas après. C'est aussi pour cela que nous prenons des nouvelles jusqu'à l'intégration, et pas seulement jusqu'à la facture.

Un recrutement n'est pas terminé quand quelqu'un dit oui. Il est terminé quand il est là depuis trois mois.

Pour en parler

HOOK Recrutement intervient sur les fonctions supports et le management, principalement en Île-de-France.

Si vous avez un poste ouvert, ou un candidat en préavis dont vous n'avez pas de nouvelles, nous vous laissons nous dire quand vous avez un instant pour qu'on échange, en présentiel ou en visio.

Marc Chrétien
Fondateur, HOOK Recrutement

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