Pourquoi nous recevons les candidats en visio, et pourquoi vous devez les recevoir chez vous

Une question posée par une dirigeante

Une dirigeante nous a demandé si nous recevions encore nos candidats en présentiel.

Non. Et c'est une décision d'organisation, pas une question de confort.

Elle mérite d'être expliquée, parce que la réponse brute peut s'entendre comme un renoncement, et que c'est l'inverse.

Ce qui ne change pas d'un côté à l'autre de l'écran

Un candidat dit la même chose en visio et en face à face.

Son parcours, ses raisons de partir, ce qu'il cherche vraiment, le périmètre réel de ses postes précédents, son niveau d'anglais, les logiciels qu'il maîtrise : rien de tout cela ne change parce qu'il est assis en face de nous.

Sur les signaux plus fins, ceux qu'on dit réservés au présentiel, l'écart est plus faible qu'on ne le croit. Une hésitation s'entend. Un enthousiasme s'entend. Un silence gêné s'entend très bien. Ce qui se perd, c'est la poignée de main et le café, qui sont agréables et qui n'apportent rien au jugement.

Ce qui change, en revanche, c'est le temps que l'entretien coûte.

Le calcul, en clair

En visio, un entretien de qualification tient en trente minutes pleines.

Le même entretien en présentiel prend l'heure. Il y a l'accueil, l'installation, la salle, le retour au bureau, et les quinze minutes qui précèdent où l'on ne commence rien parce que quelqu'un va arriver. Ajoutez le trajet du candidat, qui l'oblige souvent à poser une demi- journée.

Et quand quelqu'un annule, en visio le dossier suivant est repris dans la minute. En présentiel, le créneau est perdu.

À journée égale, un cabinet qui reçoit en visio rencontre deux fois plus de profils.

Pour vous, cela veut dire deux choses : davantage de réactivité sur votre poste, et davantage de matière à comparer avant qu'un seul CV n'arrive sur votre bureau. Car on ne distingue pas un bon candidat dans l'absolu, on le distingue par rapport aux autres.

Où va le temps gagné

C'est le point qui décide si ce choix sert le client ou seulement le cabinet.

Ce temps ne sort pas du processus. Il y retourne, à trois endroits.

Un second échange avec le candidat, pour lui présenter le poste une fois qu'il est sélectionné, et vérifier que l'équilibre y est vraiment : le trajet, le niveau de rémunération, le contexte de l'équipe, ce qu'il quitte.

Les prises de référence, faites et restituées avant votre propre entretien, et non après, quand vous avez déjà décidé.

Les appels pour aller chercher ceux qui ne postulent pas. C'est la partie la plus lente du métier, celle qui se sacrifie toujours en premier quand l'agenda déborde, et c'est celle qui fait la différence sur un poste difficile.

Le présentiel garde tout son sens, mais à sa place

Il est chez vous.

Le candidat doit se déplacer pour voir vos locaux, rencontrer votre équipe et regarder dans les yeux la personne pour qui il travaillera. Il doit voir le quartier, mesurer le trajet réel un matin de semaine, sentir l'ambiance d'un plateau à onze heures.

C'est ce déplacement-là qui décide, et c'est pour lui qu'il faut garder le temps du candidat. Une demi-journée posée pour venir nous voir est une demi-journée qu'il ne posera pas pour venir vous voir.

Ce qui ne se raccourcit jamais

Une précision pour finir, parce que c'est la crainte légitime derrière la question de cette dirigeante.

Chez HOOK Recrutement, l'entretien de qualification se tient en visio et il est complet. Le candidat décrit ce qu'il cherche avant de savoir ce qui est proposé, l'anglais est testé quand le poste le demande, le périmètre réel des postes précédents est vérifié.

Ce qui se raccourcit, c'est le délai. Jamais le nombre d'étapes.

Pour en parler

HOOK Recrutement intervient sur les fonctions supports et le management, principalement en Île-de-France.

Si vous avez un poste ouvert, nous vous laissons nous dire quand vous avez un instant pour qu'on échange, en présentiel ou en visio.

Marc Chrétien
Fondateur, HOOK Recrutement

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