Demandez-lui à quelle heure il a eu son dernier candidat au téléphone

La réponse la plus fréquente

« Je ne peux pas parler là. »

C'est ce que répondent la plupart des gens quand on les appelle pendant leur journée de travail. Et c'est parfaitement normal. Personne ne raconte sa carrière, ses raisons de vouloir partir et ses attentes de rémunération depuis un espace ouvert à dix heures du matin, avec trois collègues à deux mètres.

Cette phrase n'est pas un refus. C'est une question d'horaire, et elle est mal lue en permanence.

Ce que ça implique pour une recherche

Mardi 1er septembre, les quatre conversations qui ont vraiment compté dans la journée ont eu lieu après 16h30. La dernière a commencé à 18h17.

Il n'y a rien d'héroïque là-dedans, et nous ne le racontons pas pour faire admirer nos horaires. C'est simplement l'heure à laquelle les gens en poste sont joignables : en sortant du bureau, dans les transports, une fois la porte fermée.

Cela a une conséquence mécanique. Un cabinet qui travaille de neuf heures à dix-sept heures parle essentiellement à des personnes qui sont disponibles pour parler à ces heures-là, c'est-à-dire à des personnes qui ne sont pas en poste, ou qui le sont sans grande contrainte.

Ce ne sont pas de mauvais candidats. Ce sont simplement toujours les mêmes, et ils ne représentent qu'une fraction du marché.

La question à poser à votre cabinet

Vous allez confier un poste, et vous attendez de ce cabinet qu'il aille chercher des gens qui ne cherchent rien. C'est même souvent la raison pour laquelle vous le payez plutôt que de publier une annonce vous-même.

Demandez-lui à quelle heure il a eu son dernier candidat au téléphone.

C'est une vérification qui coûte une phrase, et elle vous dit trois choses.

De quoi est fait son vivier. De personnes en poste, ou de personnes disponibles. La différence est considérable sur la qualité de ce qui vous sera présenté.

Ce qui arrive à un candidat qui ne peut pas parler à dix heures. Est-il rappelé le soir même, ou est-il perdu ? Dans la plupart des organisations, il est perdu : la relance tombe dans une liste, la liste s'allonge, et personne ne rappelle jamais.

Ce qui se passera sur votre poste précisément, le jour où le profil que vous cherchez ne répond qu'entre dix-huit et dix-neuf heures. C'est le cas de la plupart des bons profils, parce qu'ils sont occupés.

Ce n'est pas une question de courage

Nous tenons à le préciser, parce que ce genre de texte tourne vite à l'éloge de soi.

Rester joignable en soirée n'est pas une vertu. C'est une conséquence d'organisation : si la journée est occupée par de la mise en ordre, des dossiers à ressaisir et des documents à mettre en forme, il ne reste plus rien à dix-huit heures. Si elle ne l'est pas, ces heures sont disponibles pour ce qu'elles valent.

C'est une question d'horaires, pas de mérite.

Chez HOOK Recrutement

Les entretiens de qualification se tiennent dans la journée, en visio, parce qu'ils demandent une vraie demi-heure et que le candidat doit pouvoir s'isoler.

Les premiers appels, eux, se passent souvent après la fermeture des bureaux. C'est là que se décide le fait de rencontrer, ou non, la personne qui ne cherchait rien.

Pour en parler

HOOK Recrutement intervient sur les fonctions supports et le management, principalement en Île-de-France.

Si vous avez un poste ouvert, en particulier un poste où les bons profils ne postulent pas, nous vous laissons nous dire quand vous avez un instant pour qu'on échange, en présentiel ou en visio.

Marc Chrétien
Fondateur, HOOK Recrutement

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