Avez-vous déjà entendu votre consultant parler anglais ?
La première question posée au candidat
Do you speak English?
C'est la première question que reçoit un candidat quand le poste demande de l'anglais. Pas une ligne sur un CV. Pas un niveau qu'on s'attribue soi-même sur une échelle à cinq barres.
Une vraie conversation, en direct, pendant l'entretien de qualification. Elle se tient en anglais des deux côtés, et elle dure le temps qu'il faut pour que ce soit clair.
Ce n'est pas une épreuve, et ce n'est pas un piège. C'est simplement la seule façon de savoir.
Pourquoi la ligne du CV ne vaut rien
Sur les fonctions supports, l'anglais est demandé à peu près partout, et il est écrit à peu près partout. « Anglais courant » est devenu une case que l'on coche, au même titre que le permis B.
Personne ne ment vraiment. Les gens se situent, avec les repères qu'ils ont. Quelqu'un qui lit sans difficulté des documents techniques en anglais peut sincèrement se croire courant, et découvrir en réunion qu'il ne suit pas une conversation à cinq avec un accent écossais. Quelqu'un qui a vécu six mois à Londres il y a quinze ans écrit « bilingue » de bonne foi.
Et l'écart ne se voit jamais en entretien, parce que l'entretien se tient en français.
Il se voit trois mois après la prise de poste, dans une réunion avec le siège, devant l'équipe. À ce moment-là, la personne est en place, elle a démissionné de son poste précédent, et l'entreprise a payé des honoraires.
La deuxième question, et celle-là est pour vous
Vous confiez depuis des années des postes où l'anglais est indispensable. Vous avez un cabinet en qui vous avez confiance pour ça, et il vous donne son avis sur le niveau des candidats.
Avez-vous déjà entendu votre consultant parler anglais ?
Pas son avis sur le niveau du candidat. Sa voix à lui, en anglais, une minute.
Ce que cette vérification vous apprend
Elle coûte une phrase, et elle vous dit trois choses.
Si le niveau écrit sur le CV a été mesuré, ou seulement recopié. Un consultant qui ne parle pas anglais ne peut pas avoir testé le candidat. Il a donc repris ce que le candidat lui a dit, et vous a transmis une auto-évaluation présentée comme un avis professionnel.
Si votre interlocuteur peut évaluer ce que vous lui demandez d'évaluer. C'est la question de fond, et elle dépasse largement l'anglais. Un cabinet est payé pour juger à votre place. Le minimum est qu'il dispose des moyens de ce jugement sur chacun des critères que vous lui avez donnés.
Ce qui se passera le jour où le candidat retrouvera vos équipes à l'étranger. C'est la seule chose qui compte réellement, et c'est celle que personne ne vérifie avant.
Ce n'est pas un procès
Nous tenons à le dire clairement, parce que la question peut sonner agressive et qu'elle ne l'est pas.
Un cabinet peut très bien travailler sans que son consultant parle anglais, à condition de le dire et d'organiser la vérification autrement : un partenaire qui fait passer l'échange, un test formalisé, un entretien technique avec votre propre équipe avant présentation. Ce sont des réponses parfaitement recevables.
Ce qui ne l'est pas, c'est le silence. Un niveau annoncé sans que personne ne puisse dire comment il a été établi.
C'est une question qu'on a le droit de poser à quelqu'un qu'on paie pour juger à sa place.
Chez HOOK Recrutement
Un profil annoncé courant a été testé avant d'arriver chez vous, dans une conversation tenue en anglais pendant l'entretien de qualification.
Et cette conversation peut se refaire avec nous, en anglais, quand vous voulez.
Pour en parler
HOOK Recrutement intervient sur les fonctions supports et le management, principalement en Île-de-France, y compris sur les postes où l'anglais est une condition d'entrée.
Si vous avez un poste de ce type ouvert en ce moment, nous vous laissons nous dire quand vous avez un instant pour qu'on échange, en présentiel ou en visio.
Marc Chrétien
Fondateur, HOOK Recrutement