« Aujourd'hui ce n'est pas moi. Mais dans une semaine... »

Ce qu'une candidate nous a raconté

« J'allais au travail tous les matins en me disant : aujourd'hui ce n'est pas moi. Mais dans une semaine, dans deux semaines... »

Trois mois de période d'essai, non poursuivie d'un commun accord.

Elle le raconte calmement, sans accuser personne. Et ce qu'elle décrit n'est ni un mauvais manager ni une mauvaise entreprise.

C'est une attente. Celle de quelqu'un qui sent qu'une décision se prend, et à qui personne ne la dit.

Ce qu'est réellement une période d'essai qui s'arrête

Presque jamais l'échec d'une personne.

C'est un poste qui n'était pas ce qu'elle avait compris. Ou une attente que personne n'avait posée sur la table avant de signer : un niveau d'autonomie qui allait de soi côté entreprise et qui n'allait pas de soi pour elle, une part du poste dont on n'avait pas parlé, un mode de fonctionnement d'équipe que personne n'a pensé à décrire parce qu'il paraissait évident.

Ces écarts ne se voient pas en entretien. Ils se voient à la sixième semaine, quand la personne est seule devant un dossier et que la réalité ne ressemble pas à la description.

Les trois choses que ça change quand on recrute

Ce qui n'a pas été dit en entretien se paie au troisième mois. C'est la règle générale, et elle est implacable. Le temps gagné en restant vague sur un point difficile est toujours repris, avec intérêts, sous forme d'un recrutement à refaire.

Un point à trois semaines vaut mieux qu'un verdict à trois mois. C'est le geste le plus efficace de toute la période, et il coûte une demi-heure. On dit ce qui va, on dit ce qui ne va pas encore, on fixe ce qu'on regardera dans un mois. Dans la plupart des cas, ce point suffit à redresser la situation, parce que ce qui est reproché à quelqu'un qui débute est presque toujours corrigeable quand il l'apprend tôt.

Une fin de période d'essai racontée en entretien est une information, pas un signal d'alarme. C'est le point qui concerne le recrutement suivant, et nous y insistons parce que beaucoup de bons profils sont écartés là-dessus.

Ce que dit vraiment un essai interrompu sur un CV

Sur un CV, il reste trois mois qui s'arrêtent, et c'est tout ce que l'on voit.

En entretien, il reste quelqu'un qui sait exactement ce qui a manqué. Quelqu'un qui a une opinion précise sur ce dont il a besoin pour réussir, sur le type de management qui lui convient, sur ce qu'il vérifiera avant d'accepter la prochaine fois.

C'est une personne mieux informée sur elle-même qu'elle ne l'était trois mois plus tôt. C'est rarement ce qu'on retient, et c'est pourtant la seule chose utile.

La bonne façon de traiter le sujet en entretien est simple : demander ce qui s'est passé, et surtout ce que la personne poserait comme questions aujourd'hui si elle repassait le même entretien. La réponse en dit plus long que dix ans de chronologie.

Ce que ça suppose côté entreprise

Une période d'essai n'est pas une période d'observation. C'est une période d'accompagnement qui se termine par une décision.

La différence tient à une seule chose : est-ce que la personne sait où elle en est, semaine après semaine, ou est-ce qu'elle le découvre à la fin.

Pour en parler

HOOK Recrutement intervient sur les fonctions supports et le management, principalement en Île-de-France, et le suivi des personnes placées va jusqu'à leur intégration.

Si un recrutement s'est arrêté chez vous pendant la période d'essai et qu'il faut le reprendre, nous vous laissons nous dire quand vous avez un instant pour qu'on échange, en présentiel ou en visio.

Marc Chrétien
Fondateur, HOOK Recrutement

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