Un mois de moins sur la période d'essai
Une question posée une fois
Dans la promesse d'embauche, la période d'essai était de trois mois, renouvelable un mois.
La candidate a demandé si elle pouvait être ramenée à deux.
Une question, posée une fois, sans en faire une condition et sans menacer de refuser. Le client a dit oui. Le document est reparti à deux mois, renouvelable un.
Ce qu'un mois représente
Sur le papier, c'est une ligne dans un contrat.
Pour la personne qui signe, c'est autre chose. Elle démissionne d'un poste stable. Elle pose son préavis, elle l'annonce à son équipe, elle ferme la porte derrière elle. Puis elle accepte de vivre quatre mois sans savoir si elle sera encore là au cinquième.
Quatre mois, c'est un loyer, des factures, parfois un crédit, et l'impossibilité de faire le moindre projet.
Une période d'essai protège les deux parties, personne ne conteste cela. La vraie question est ailleurs.
Au bout de combien de temps sait-on ?
C'est le point qui devrait décider de la durée.
Sur une fonction support, une entreprise sait bien avant le troisième mois si elle s'est trompée. Les premiers signes apparaissent à trois ou quatre semaines : la façon de poser les questions, la capacité à avancer seul, la qualité du travail rendu sur les premiers dossiers, la manière de réagir à une remarque.
À deux mois, la décision est faite dans l'immense majorité des cas. Le reste du délai ne sert plus à décider. Il sert de marge de confort, et cette marge est intégralement payée par le salarié.
La ligne dont personne ne parle
Le salaire se discute. La date d'entrée se discute. Les jours à distance se discutent. Le matériel, la prime, le titre parfois.
La période d'essai, presque personne ne pense à la demander.
C'est pourtant la seule ligne du contrat qui dit pendant combien de temps tout peut encore s'arrêter du jour au lendemain. C'est-à-dire, pour la personne qui arrive, la seule qui parle vraiment de sa sécurité.
Ce que le mois retiré change concrètement
Trois choses, et aucune n'est symbolique.
La personne arrive en se disant qu'on l'attend, et pas qu'on l'observe. Ce n'est pas une nuance de vocabulaire. Quelqu'un qui se sent en examen pose moins de questions, cache ses difficultés, et met plus de temps à être utile.
L'entreprise s'oblige à faire un vrai point tôt. Une période plus courte impose un rythme de suivi, et ce rythme de suivi est exactement ce qui fait réussir une intégration.
Le sujet est réglé avant la signature, au moment où tout le monde est encore d'accord et content. C'est le seul moment où il se traite bien.
Ce que ce client a fait
Il ne s'est pas montré généreux, et ce n'est pas ainsi qu'il l'a présenté.
Il a regardé à qui il demandait de sauter.
C'est une lecture qui coûte trente secondes et qui change la façon dont un candidat arrive. Sur un marché où les bons profils ont le choix, c'est aussi un argument, et il ne coûte rien.
Pour en parler
HOOK Recrutement intervient sur les fonctions supports et le management, principalement en Île-de-France, et prépare les promesses d'embauche avec ses clients.
Si vous avez un poste ouvert, nous vous laissons nous dire quand vous avez un instant pour qu'on échange, en présentiel ou en visio.
Marc Chrétien
Fondateur, HOOK Recrutement