Un candidat qui doit répéter un rôle n'a pas été présenté au bon poste
Une règle simple
Un candidat qui doit répéter un rôle avant un entretien n'a pas été présenté au bon poste.
C'est un peu abrupt, alors précisons tout de suite, parce que la préparation d'un candidat est une bonne chose et qu'il ne s'agit pas de la condamner.
Les deux préparations
Il y a la préparation légitime, et tout le monde la fait. Lire l'entreprise, comprendre ce qu'elle vend, savoir à qui on parle, connaître le nom et le parcours de son interlocuteur, arriver avec ses propres questions. Celle-là ne se discute pas, elle est la marque du sérieux, et un candidat qui ne l'a pas faite mérite qu'on le lui reproche.
Il y a l'autre. Celle où l'on apprend quelles missions dire qu'on aime, quel logiciel dire qu'on maîtrise, quelle raison donner à son dernier départ, quelle réponse apporter si l'on est interrogé sur cette année qui manque dans le parcours.
Elle ne prépare pas un entretien. Elle prépare un personnage.
D'où vient le besoin de répéter
C'est le point intéressant, et il ne concerne pas le candidat.
Un candidat répète quand il y a un écart entre ce qu'il est et ce qui a été promis à l'entreprise. Il faut bien que quelqu'un comble cet écart, et c'est lui qui s'en charge, avec les moyens du bord, en fin de soirée avant l'entretien.
Autrement dit, la répétition n'est pas un défaut de sincérité du candidat. C'est le symptôme d'une présentation approximative en amont.
La façon d'éviter ça
Elle tient à une chose : dire la réserve à la place du candidat, avant l'entretien.
Le 3 septembre au soir, trois profils sont partis chez la même entreprise. Le mail portait aussi les trois points à trancher. Ce qui manquait chez chacune était écrit à côté de ce qu'elle savait faire.
Aucune des trois n'a eu à préparer une réponse pour couvrir sa réserve. Elle était déjà écrite, et le client la connaissait avant de recevoir la personne.
Le résultat est que l'entretien porte sur autre chose. Il ne sert plus à vérifier des choses déjà connues, il sert à savoir si cette personne-là, avec ce qu'elle a et ce qui lui manque, tiendra le poste dans cette équipe.
Ce n'est pas une leçon de sincérité
Un entretien reste un exercice. On s'y présente sous son meilleur jour, on met en avant ce qui sert et on n'ouvre pas spontanément les sujets qui fâchent. C'est normal, et cela vaut aussi pour l'entreprise, qui présente son poste sous son meilleur jour.
Ce texte n'est donc pas un appel à la transparence totale. C'est une information pratique pour celui qui reçoit.
Trois choses à savoir quand vous recevez un candidat
Ce qui est récité s'entend, et ça n'apprend rien sur la personne. Une réponse trop lisse sur une question difficile est une réponse perdue : elle n'a servi ni à vous ni au candidat.
Une hésitation sur une question est souvent le signe d'une réponse vraie. Quelqu'un qui cherche ses mots est en train de réfléchir devant vous, ce qui est exactement ce que vous vouliez voir. C'est un bon signe, et il est presque toujours interprété comme un mauvais.
Les conditions posées dès le premier échange le seront aussi le premier jour. Un candidat qui annonce d'entrée une contrainte d'horaire ou une limite de trajet vous donne une information fiable. Celui qui n'en parle pas ne l'a pas fait disparaître.
La phrase à garder
Un candidat bien préparé fait un bon entretien.
Un candidat à sa place fait un bon deuxième entretien.
Pour en parler
HOOK Recrutement intervient sur les fonctions supports et le management, principalement en Île-de-France.
Si vous avez un poste ouvert, nous vous laissons nous dire quand vous avez un instant pour qu'on échange, en présentiel ou en visio.
Marc Chrétien
Fondateur, HOOK Recrutement