Un appel sur quatre décroche
Le chiffre
Un appel sur quatre décroche.
Du 20 août au 3 septembre, seize heures passées au téléphone. La conversation moyenne dure une minute, parce que la plupart des appels servent seulement à en fixer un autre.
Ce n'est pas une performance et ce n'est pas un problème. C'est le métier tel qu'il est.
Ce qui se voit, et ce qui ne se voit pas
La recherche de candidats se voit. Une annonce se voit, une liste de profils se voit, un tableau de suivi se voit. Tout cela peut être montré au client, mis dans un point hebdomadaire, présenté dans une réunion.
Le temps qu'il faut pour avoir quelqu'un au bout du fil ne se voit nulle part.
Il n'apparaît dans aucun document, il ne produit aucun livrable, il ne se raconte pas. Et c'est pourtant lui qui décide si le poste sera pourvu en septembre ou en novembre.
C'est la ligne que personne ne met dans un budget de recrutement, alors qu'elle en représente la plus grosse part réelle.
Trois numéros sur quatre ne répondent rien
Ce point mérite d'être dit clairement, parce qu'il explique beaucoup de choses sur les délais.
Sur quatre numéros composés, trois ne donnent rien. Pas un refus, pas une objection, pas une information : rien. La personne est en réunion, en déplacement, au téléphone, ou elle ne décroche pas sur un numéro qu'elle ne connaît pas.
Il n'existe pas d'outil pour cela. Il n'y a que le fait de recommencer le lendemain, à une autre heure, et le surlendemain encore.
C'est la partie du métier qui ne s'automatise pas, et c'est celle qui explique la différence entre deux cabinets qui décrivent la même méthode.
Ce que ça change pour une entreprise qui recrute
Deux conséquences pratiques, et elles sont utiles à connaître quand vous confiez un poste.
Le délai d'une recherche est fait de jours d'attente, pas de jours de travail. Entre le moment où un profil intéressant est identifié et le moment où on lui parle vraiment, il se passe souvent une semaine. Cette semaine n'est pas du temps perdu par le cabinet, c'est du temps qui appartient au candidat. Elle est incompressible.
Un recrutement mené en interne bute exactement sur le même mur, et plus durement. Une responsable RH qui doit joindre quinze personnes en poste n'a pas seize heures à passer au téléphone en deux semaines, en plus de son travail. Elle n'en joindra donc que celles qui décrochent du premier coup, c'est-à-dire les plus disponibles, c'est-à-dire pas forcément les meilleures.
Ce qui reste au bout de deux semaines
Ce que nous gardons de ces seize heures, ce n'est pas une liste de candidats.
Ce sont des gens que nous pouvons rappeler sans avoir à nous présenter.
C'est un capital lent, qui ne se voit pas non plus, et qui explique pourquoi certains postes se traitent en quelques jours alors qu'ils auraient dû prendre un mois. Le travail avait été fait avant, sur d'autres recherches, pour rien en apparence.
Pour en parler
HOOK Recrutement intervient sur les fonctions supports et le management, principalement en Île-de-France.
Si vous avez un poste ouvert, ou une recherche qui s'étire sans que vous compreniez pourquoi, nous vous laissons nous dire quand vous avez un instant pour qu'on échange, en présentiel ou en visio.
Marc Chrétien
Fondateur, HOOK Recrutement