Trois appels par jour, et le marché d'une année qui disparaît

Trois

C'est le nombre d'appels qu'un recruteur passe dans une journée sans en garder la trace.

Pas par négligence. Parce que le téléphone sonne à nouveau, parce qu'un candidat attend, parce que la conversation suivante commence avant que la précédente soit refermée.

Trois par jour, c'est quinze par semaine. Soixante par mois. Sept cents par an.

Le calcul qui fait mal

Sept cents, c'est exactement la taille de notre fichier. La totalité des personnes que nous sommes censés rappeler.

Une année d'appels non notés efface donc, à l'unité près, le marché d'une année.

Ce n'est pas une image. C'est une équivalence arithmétique, et c'est elle qui nous a fait changer notre façon de travailler.

Ce qui disparaît exactement

Il faut regarder ce que contient une de ces conversations perdues, parce que c'est rarement une information spectaculaire.

Une responsable RH qui dit que le budget sera revu en novembre. Un directeur financier qui mentionne qu'une personne de son équipe part en janvier. Une assistante de direction qui raconte que le poste vient d'être pourvu, mais qu'un autre s'ouvrira au printemps.

Aucune de ces trois informations n'est exploitable le jour où elle est donnée. Toutes valent de l'or trois mois plus tard, et toutes sont oubliées en quarante-huit heures si personne ne les écrit.

Ce n'est ni la mémoire ni le logiciel

C'est la conclusion la plus utile, et elle a mis du temps à venir.

Ce n'est pas un problème de mémoire, parce qu'aucune mémoire ne tient sept cents conversations.

Ce n'est pas un problème de logiciel non plus. Tous les outils du marché savent stocker une note. Le problème n'a jamais été l'endroit où écrire.

C'est un problème d'heure. Une note s'écrit à la minute où l'appel se termine, ou elle ne s'écrit jamais. Ce qui est reporté à la fin de la journée est perdu, parce qu'à la fin de la journée il y a autre chose, et parce que le souvenir a déjà changé de forme.

La seule règle que nous avons vraiment changée cette année

Chez HOOK Recrutement, un appel ne se termine plus sans sa date de rappel.

Pas un compte rendu, ce serait intenable. Une date, et ce qui a été promis. Deux lignes.

C'est la seule chose qui a changé, et c'est celle qui a eu le plus d'effet sur notre année.

Ce que ça change pour ceux que nous appelons

Le métier, lui, n'a pas bougé. Ce sont toujours des conversations, et elles se passent comme avant.

Ce qui change est de l'autre côté. Quelqu'un qui dit « rappelez-moi en novembre » est rappelé en novembre, pas en février et pas trois fois en septembre. Quelqu'un à qui nous avons promis de revenir avec une information la reçoit.

Nous ne rappelons plus au hasard, et nous ne faisons plus attendre personne.

Pour en parler

HOOK Recrutement intervient sur les fonctions supports et le management, principalement en Île-de-France.

Si un recrutement se profile chez vous, même sans date arrêtée, dites-le nous tôt. Nous vous laissons nous dire quand vous avez un instant pour qu'on échange, en présentiel ou en visio.

Marc Chrétien
Fondateur, HOOK Recrutement

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