Mille quatre cents conversations

Cent cinquante

C'est le nombre d'appels que nous passons chaque semaine en plus depuis que l'organisation du cabinet a changé. Un minimum, pas un record.

Cent cinquante par semaine, c'est trente par jour. Six cent cinquante par mois. Sept mille dans l'année.

Une personne sur cinq décroche. Cela fait mille quatre cents conversations qui n'auraient pas eu lieu.

Ce que ce chiffre n'est pas

Ce ne sont pas mille quatre cents recrutements. Ce ne sont pas mille quatre cents mandats, ni même mille quatre cents prospects.

Autant le dire tout de suite, parce que c'est ainsi que ce genre de chiffre est habituellement présenté, et que cette présentation est malhonnête.

Ce que c'est

Ce sont mille quatre cents fois où quelqu'un décroche, et où l'on parle de son équipe.

Du poste qui reste ouvert depuis juin, et dont plus personne n'ose parler en réunion.

De la personne qui part en janvier, que le service sait déjà partante, et que personne n'a encore commencé à chercher.

Du recrutement qui vient d'être fait en interne, et de celui qui aurait dû l'être.

C'est là que tout se décide. Pas dans une base de données, pas dans une annonce.

Pourquoi c'est là que ça se décide

Parce qu'un besoin de recrutement n'existe pas au moment où il est publié. Il existe des semaines, parfois des mois avant, sous une forme qui n'a pas encore de nom : une surcharge, une conversation de couloir, une démission qui n'est pas officielle.

À ce stade, personne ne cherche de cabinet. Personne ne rédige de fiche de poste. Le sujet n'existe que dans la tête de deux ou trois personnes.

Un appel passé à ce moment-là ne sert pas à vendre quoi que ce soit. Il sert à ce que le sujet soit dit à voix haute, souvent pour la première fois. Et il arrive régulièrement que la personne au bout du fil formule ainsi un besoin qu'elle n'avait pas encore formulé pour elle-même.

La partie qu'il faut assumer

La plupart de ces appels ne donnent rien.

Nous le savons, ils sont comptés chaque soir. Sur trente appels dans une journée, vingt-quatre ne donnent rien du tout, et parmi les six qui aboutissent, cinq se terminent par une date de rappel dans trois mois.

C'est un métier qui se juge sur l'année, pas sur la journée.

Mais aucun recrutement n'a jamais commencé autrement que par l'un de ces appels.

Où va le temps rendu

Chez HOOK Recrutement, le temps rendu par l'organisation va à un seul endroit : le téléphone.

C'est un choix, et il en existe d'autres. On peut employer ce temps à traiter davantage de mandats, à produire davantage de documents, à élargir la couverture géographique.

Nous le mettons là parce que c'est la seule partie du métier qui ne se délègue pas et qui ne s'accélère pas.

Nous n'avons pas gagné du temps. Nous avons gagné mille quatre cents conversations.

Pour en parler

HOOK Recrutement intervient sur les fonctions supports et le management, principalement en Île-de-France.

Si un besoin se profile chez vous, même sans date et même sans certitude, c'est le bon moment pour en parler. Nous vous laissons nous dire quand vous avez un instant pour qu'on échange, en présentiel ou en visio.

Marc Chrétien
Fondateur, HOOK Recrutement

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