« Je ne peux pas commencer avant 9h15 »

Une phrase mal reçue

« Je ne peux pas commencer avant 9h15. »

C'est une phrase qu'on entend en entretien, et elle est presque toujours mal reçue. On y lit un manque d'envie, ou une négociation qui commence beaucoup trop tôt.

Il n'y a ni l'un ni l'autre. Il y a une école maternelle qui ouvre à 8h20.

Nous sommes bien placés pour le savoir

C'est aussi le quotidien de Marc Chrétien : l'un dépose le matin, l'autre récupère le soir.

Ce n'est pas une préférence, c'est un planning, et il tient toute l'année scolaire. Il ne se négocie pas plus qu'un train ne se négocie.

La confusion à dissiper

On appelle cela l'équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Ce n'en est pas.

L'équilibre est une valeur, et une valeur se discute. On peut en parler, la pondérer, trouver des arrangements, considérer qu'elle compte plus ou moins selon les périodes.

Une heure de sortie d'école est un horaire. Et un horaire ne se discute pas.

C'est toute la différence, et c'est ce qui explique pourquoi ces conversations tournent mal. L'entreprise croit entendre une préférence négociable, le candidat énonce une donnée fixe, et personne ne se comprend.

Toutes les formes que ça prend

Cette organisation prend beaucoup de formes, et aucune ne dit quoi que ce soit de l'engagement de quelqu'un.

Une garde alternée, où la semaine paire ne ressemble pas à la semaine impaire.

Un parent à accompagner, avec des rendez-vous qui tombent en pleine journée et qu'on ne choisit pas.

Une formation du soir engagée pour deux ans, et qu'on ne lâche pas en cours de route.

Dans les trois cas, la personne en face de vous a organisé sa vie pour pouvoir travailler. Ce n'est pas le signe d'un investissement moindre, c'est souvent le contraire.

Ce n'est pas une question de motivation, c'est une question d'horaires. Et ça ne se découvre pas bien au moment de l'offre.

Ce qu'il faut faire, dans les deux sens

Le conseil tient en une phrase, et il vaut dans les deux directions.

Quand un poste demande vraiment une présence à 8h30, dites-le au brief. Vous verrez moins de candidats, et vous ne perdrez pas celui que vous aviez choisi. Un poste avec une contrainte réelle et annoncée se pourvoit très bien. C'est la contrainte découverte à la fin qui fait échouer les recrutements.

Quand il ne la demande pas, dites-le aussi. C'est le point que l'on oublie, et c'est pourtant celui qui rapporte. Une souplesse réelle, écrite dans l'annonce, est un argument gratuit qui fait accepter des postes. Beaucoup d'entreprises l'accordent sans jamais penser à le dire, et se privent ainsi d'une partie de leur attractivité.

Ce que nous faisons là-dessus

Chez HOOK Recrutement, les horaires réels d'un poste s'écrivent au brief, au même titre que le périmètre et le logiciel.

Pas la théorie du contrat : ce qui se passe réellement dans cette équipe, à quelle heure les gens arrivent, à quelle heure ils partent, et ce qui change pendant les périodes chargées.

Dites-les avant.

Pour en parler

HOOK Recrutement intervient sur les fonctions supports et le management, principalement en Île-de-France.

Si vous ouvrez un poste, nous vous laissons nous dire quand vous avez un instant pour qu'on échange, en présentiel ou en visio.

Marc Chrétien
Fondateur, HOOK Recrutement

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