Un cabinet d'une personne n'a plus la taille de son effectif
Une idée fixe ramenée de vacances
Marc Chrétien est rentré de trois semaines au Canada avec une idée fixe : revoir l'organisation du cabinet.
Pas pour travailler davantage. Pour que les heures travaillées produisent autre chose. Il a donc fallu commencer par regarder où partait réellement le temps, ce qui est un exercice moins agréable qu'il n'y paraît.
Le résultat de ce calcul était sans appel. Une part considérable des journées partait dans des gestes qui n'apportaient rien à personne : ressaisir les mêmes informations à trois endroits, retrouver un document, remettre en forme un CV, écrire pour la vingtième fois un mail dont la structure ne change jamais, tenir à jour un suivi que personne ne lit.
Rien de tout cela ne fait avancer un recrutement. Et tout cela occupait les matinées.
Ce qui a été fait pendant l'été
HOOK Recrutement a passé l'été en travaux. L'organisation du cabinet a été refaite entièrement autour de Claude Code.
C'est le point qui demande une précision, parce que la formule prête à confusion. Il ne s'agit pas d'un abonnement à un logiciel de plus, posé par-dessus l'existant. Il s'agit d'une organisation construite pour ce métier-là, geste par geste, à partir du travail réel d'une journée. Nous devons ce chantier à Martin Ratinaud, de Headlinker, qui nous a montré que c'était possible.
Concrètement, cela veut dire que chaque geste répétitif du cabinet a été décrit, puis confié à la machine : le suivi des candidatures, la préparation des documents, la mise en forme des profils, le suivi des relances, la tenue de la base. Le temps restant a été rendu au téléphone et aux entretiens.
Ce que ça change, vu de l'extérieur
C'est la seule partie qui vous concerne, et elle tient en trois points.
Un brief le matin, une première liste de candidats présentés dans la semaine. Le délai d'une recherche n'est plus limité par notre capacité à traiter du papier. Il est limité par le marché, c'est-à-dire par le temps qu'il faut pour joindre des gens en poste et les rencontrer vraiment. C'est le seul délai qui a du sens.
Un interlocuteur unique, joignable, qui connaît chaque dossier. C'était déjà vrai avant. Ce qui a changé, c'est que cet interlocuteur a maintenant le temps de décrocher. La joignabilité n'est pas une qualité de caractère, c'est une conséquence d'organisation.
Le suivi des candidats placés, jusqu'à leur intégration. C'est la partie qui saute toujours en premier quand un cabinet est débordé, parce qu'elle n'est pas facturée et qu'elle arrive quand le dossier est clos. Elle est aujourd'hui tenue systématiquement, et c'est elle qui nous dit si nous avons bien travaillé.
Ce que ça ne change pas
Il faut être clair sur la limite, sans quoi ce qui précède devient une promesse creuse.
Aucune machine ne mène un entretien. Aucune ne sent qu'un candidat hésite, qu'un dirigeant a déjà quelqu'un en tête, qu'une équipe a mal vécu le départ précédent. Aucune ne décide de présenter quelqu'un ou de ne pas le présenter.
L'organisation a changé. Le métier, lui, est resté exactement le même : passer du temps avec des gens, et se tromper le moins possible sur eux.
Ce que nous en retirons, un mois après
Chaque heure gagnée sur la mise en ordre revient à ceux qui sont au bout du fil. C'est la seule règle que nous nous sommes fixée pour ce chantier, et c'est à elle que se mesure s'il a servi.
Un cabinet d'une personne n'a plus la taille de son effectif.
Pour en parler
HOOK Recrutement intervient sur les fonctions supports et le management, principalement en Île-de-France, pour des entreprises de type siège social.
Si vous avez un poste ouvert, nous vous laissons nous dire quand vous avez un instant pour qu'on échange, en présentiel ou en visio.
Marc Chrétien
Fondateur, HOOK Recrutement